Auteur: Tom
Date: 24-08-2007 18:32
Bonjour,
Je travaille actuellement sur mon mémoire de Master 2 "Recherche" qui traite des goûts et donc des préférences. Il s'agit de s'intéresser aux biens de goût et de noter les différences de comportement des individus comparativement aux biens "standards". Je fais bref...
Donc, pour les points de vue théoriques je m'intéresse à Gary Becker, partisan de la théorie néoclassique qui l'a fait évoluer nottamment par les idées de marchés implicites et l'endogénéisation des préférences. C'est ce dernier point qui m'intéresse et que j'ai du mal à comprendre : en endogénéisant les préférences des individus il tente de rendre le modèle plus réaliste ; il incorpore également le capital social et le capital personnel qui influent sur ces préférences. Je pensais donc que le fait d'incorporer ces nouvelles notions dans la fonction d'utilité du consommateur rendait les goûts, et donc les préférences, variables puisque K social et K personnel jouent sur les préf., mais son ouvrage "accounting for tastes" ainsi que tout ce que j'ai pu lire ailleurs disent le contraire : Les préférences sont stables (de gustibus est non disputandum).
Je pense donc que c'est du au fait que le K social ainsi que le K personnel, qui influent sur les préférences, sont considérés comme des stocks (en opposition au flux variables), mais je ne suis pas certain de cela. Dans ce cas, les préférences seraient également stables, comme un stock, et les seules variables seraient les prix et le revenus qui determineraient les choix.
Donc, si mon raisonnement est bon, il s'agirait d'un calcul d'utilité en un moment t sans aspect evolutionnaire, un moment figé, et cela me gène. J'entend par là que le capital social et personnel dont il parle sont des concepts qui évoluent en même temps que l'individu vit et qui sont donc sujets à variations, ce qui sous-entend une évolution des préférences (c'est comme ça que je vois les choses).
J'aimerais donc comprendre comment Becker explique la stabilité des préférences, car je trouve que l'influence de K social et de K personnel sur les préf, et la stabilité des préf sont deux concepts qui s'opposent.
Malgré mes lectures, cela reste floues, d'autant plus que cette littérature est surtout anglaise et peu traduite.
Merci d'avance
Tom.
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