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Auteur: letoulousain
Date: 25-06-2008 16:17
Bonjour,
J'ai ce texte à travailler pour l'oral, et j'avoue que je cale vraiment dessus!
Voici le texte:
Citer l'ancien message:
Les idées fausses que tant de personnes ont sur l' utilité de la religion, qu' ils jugent au moins propre à contenir le peuple, viennent elles-mêmes du préjugé funeste qu' il est des erreurs utiles et que des vérités peuvent être dangereuses. Ce principe est le plus propre à éterniser les malheurs de la terre : quiconque aura le courage d' examiner les choses reconnoîtra sans peine que tous les maux du genre-humain sont dûs à ses erreurs, et que ces erreurs religieuses doivent être les plus nuisibles de toutes, par l' orgueil qu' elles inspirent aux souverains, par l' importance qu' on y attache, par l' abjection qu' elles prescrivent aux sujets, par les frénésies qu' elles excitent chez les peuples : on sera forcé d' en conclure que les erreurs sacrées des hommes sont celles dont l' intérêt des hommes exige la destruction la plus complète et que c' est principalement à les anéantir que la saine philosophie doit s' attacher. Il n' est point à craindre qu' elle produise ni troubles ni révolutions ; plus la vérité parlera avec franchise, plus elle paroîtra singulière ; plus elle sera simple, moins elle séduira des hommes épris du merveilleux ; ceux-mêmes qui la cherchent avec le plus d' ardeur ont une pente irrésistible qui les porte à vouloir incessamment concilier l' erreur avec la vérité.
Voilà, sans doute, pourquoi l'athéisme, dont jusqu' ici les principes n' ont point encore été suffisamment développés, semble allarmer les personnes mêmes les plus dégagées de préjugés. Elles trouvent l' intervalle trop grand entre la superstition vulgaire et l' irréligion absolue : elles croient prendre un sage milieu en composant avec l' erreur ; elles rejettent les conséquences en admettant le principe ; elles conservent le fantôme, sans prévoir que tôt ou tard il doit produire les mêmes effets et faire de proche en proche éclore les mêmes folies dans les têtes humaines. La plûpart des incrédules et réformateurs ne font qu' élaguer un arbre empoisonné, à la racine duquel ils n' osent porter la coignée : ils ne voient pas que cet arbre reproduira par la suite les mêmes fruits. La théologie ou la religion seront en tout tems des amas de matières combustibles : couvées dans l' imagination des hommes, elles finissent toûjours par causer des embrasemens. Tant que le sacerdoce aura le droit d' infecter la jeunesse, de l' habituer à trembler devant des mots, d' allarmer les nations au nom d' un dieu terrible, le fanatisme sera le maître des esprits, l' imposture à volonté portera le trouble dans les états. Le phantôme le plus simple, perpétuellement alimenté, modifié, exagéré par l' imagination des hommes, deviendra peu-à-peu un colosse assez puissant pour renverser toutes les têtes et culbuter des empires. Le déisme est un systême auquel l' esprit humain ne peut pas longtems s' arrêter ; fondé sur une chimère, on le verra tôt ou tard dégénérer en une superstition absurde et dangereuse.
J'aimerais une petite aide sur ce texte, car on est passé dessus un peu (trop) rapidement en cours, et j'ai pas tout compris
Merci d'avance,
letoulousain.
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Commentaire - Baron d'Holbach, Système de la nature, XI, 2 |
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letoulousain |
25-06-2008 16:17 |
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