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Les écrivains ont-ils pour rôle d’avertir leurs semblables ou bien de les divertir ?
Dissertation - Français - 4 pages - Format Microsoft Word
Les verbes « avertir » et « divertir » sont deux composés antithétiques de la même racine latine vertere, versus (« tourner »), verbe de mouvement. Ils qualifient deux mouvements opposés de la pensée : « avertir » (ad vertere : « tourner vers ») indique plutôt un mouvement convergent, alors que « divertir » (divertire : se séparer de) est plus évidemment divergent. Quand elle prend la forme d’un avertissement, l’écriture s’efforce de condenser l’essentiel, pour en tirer des leçons morales ou existentielles : c’est une entreprise synthétique, a priori sérieuse. Au contraire, les écritures qui constituent un divertissement « diversifient » les centres d’intérêt : leur but est la distraction. Mais n’est-il pas simpliste de croire que, face aux sujets graves, les écrivains n’ont le choix qu’entre deux postures, l’une sourcilleuse, l’autre désinvolte ?
Plan du document :
1. Avertir ses semblables
2. Divertir ses semblables
3. Avertir par le divertissement
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