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Essai concernant l'entendement humain, I, III, 24 (John Locke)
Commentaire de document - Philosophie - 6 pages - Format Microsoft Word
Le livre I de l’Essai concernant l’entendement humain de J. Locke vise la destruction des préjugés du lecteur en montrant que l’innéisme n’est pas une thèse que l’on peut tenir. Le paragraphe 24 du troisième chapitre de ce livre, quant à lui, va plus particulièrement chercher à établir la force de la thèse empiriste en dénonçant les travers de la thèse innéiste, à savoir la séduction qu’elle peut opérer, mais aussi sa dangerosité car elle place les hommes sous la dépendance de maîtres qui peuvent ainsi les diriger à loisir. Locke institue donc ici une sanction morale de l’innéisme qui relève de la perversion intellectuelle en tant que mauvais usage de la raison. L’enjeu est par conséquent pour Locke d’instituer la force de l’empirisme face aux sirènes de l’innéisme. Etudions ainsi comment Locke parvient à amener la thèse empiriste.
Plan du document :
1. L’innéisme est séduisant car il permet, une fois établi, aux « paresseux » de s’abandonner à la croyance
2. Les avantages politiques de l’innéisme qui en maintenant les « élèves » dans l’ignorance les rend plus faciles à gouverner
3. Nos « facultés » sont naturellement capables de découvrir la vérité à partir de « l’être des choses elles mêmes », qui acquiert ainsi un poids supplémentaire grâce au contraste avec les critiques adressées à l’innéisme
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