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Le Conseil européen ou la Présidence de l’Union européenne
Exposé - Droit Européen - Format - Auteur : bibiette
Dans l’imaginaire européen, la réunion de Chefs d’Etat et de gouvernement demeure fortement empreint de l’image gaullienne de sommets formalisés, situés tout en haut de la pyramide institutionnelle communautaire, et possédant donc une autorité directe sur toutes les autres institutions subalternes. Selon cette vision, la Commission serait dramatiquement affaiblie, et la conception d’une Europe des Nations triompherait sur toute velléité fédérale.
Une Europe de ce type a été envisagée par les plans Fouchet, mais n’a pas rallié autour d’elle les faveurs des Etats membres. La principale réticence émanait des « petits pays », effrayés qu’une institutionnalisation poussée de ce genre de sommets ne consacre un directoire des grandes puissances. Ces échecs démontrent la réticence à s’engager dans une codification formelle, et la préférence pour la souplesse, l’absence de contraintes, caractéristiques que le Conseil européen conserve jusqu’à aujourd’hui.
En effet, il convient plutôt envisager le Conseil européen comme une instance qui ne modifie pas l’équilibre institutionnel, sauvegarde le rôle des autres institutions, Au contraire, il favorise le développement à la fois des affaires communautaires et de la coopération en donnant un nouvel élan à l’Europe chaque fois que nécessaire.
(Document Word, 11 pages)
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