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Le Miracle de Théophile (v. 540-588) de Rutebeuf
Commentaire de document - Littérature - 12 pages - Format Microsoft Word
Lorsque Rutebeuf écrit le Miracle de Théophile vers 1260, il donne ses lettres de noblesse à un genre dramatique encore neuf tout en s’inspirant d’un fond traditionnel. Tradition et innovation se conjuguent donc. A travers ces deux aspects, cette œuvre traduit d’ailleurs bien l’esprit religieux d’une époque particulièrement tournée vers le culte marial. Ainsi, l’essence du genre miraculeux réside-t-il en une intervention salutaire du Ciel : en l’occurrence, la vierge Marie aide ici le clerc Théophile, compromis avec le Diable, à recouvrer la grâce divine.
Il s’agit ici de l’unique intervention de la vierge dans la pièce. C’est dire l’importance du moment dramatique - qui se déploie des vers 540 à 588- où celle-ci est mise en scène. Comment dans cette pièce hétérométrique aux rimes embrassées (mais au sein de systèmes rimiques de longueur variable) s’affirme donc une quelconque responsabilité du clerc, enjeu de forces surnaturelles qui le dépassent ?
Plan du document :
1. Théophile apparaît comme abandonné sans rémission au Malin
2. Les motifs de la guerre de harcèlement, de l’extorsion de consentement, et du dévoiement chrétien peuvent servir à étayer ce point
3. L’entreprise d’usurpation du diable dirigée contre la personne de Théophile
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