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Est-il snob de s'intéresser à l'ensemble d'une œuvre, sans en exclure les parties moins brillantes ?
Dissertation - Français - 4 pages - Format Microsoft Word
Dans Candide, le jeune héros rencontre un noble vénitien, Pococurante, dont la superbe bibliothèque contient tous les chefs-d’œuvre reconnus par l'opinion, mais qui lui explique pourquoi la plupart des œuvres ainsi réunies ne l'intéressent pas : « Les sots admirent tout dans un auteur estimé. Je ne lis que pour moi ; je n'aime que ce qui est à mon usage. » Cet homme contredit les idées reçues : les œuvres des grands écrivains connaissent un succès certain, et les enfants, à l'école, apprennent à lire autrement que pour leur propre plaisir. Leur programme comprend des « auteurs estimés », dont on attend qu'ils apprécient le talent. Le jugement de Pococurante pose en fait deux problèmes : celui de la valeur des écrivains, qui selon lui varie d'une page à l'autre, et celui des mobiles de la lecture. Mais est-il vraiment « sot », ou snob, de s'intéresser à l'ensemble d'une œuvre, sans en exclure les parties moins brillantes ?
Plan du document :
Introduction
I. L'inégalité du talent des écrivains
a) Les carences des grands auteurs
b) Les erreurs du snobisme et de la sottise
c) Les contraintes commerciales
II. Un manifeste pour la lecture
a) Ne lire que pour soi
b) N'aimer que ce qui est à son usage
c) Le plaisir solitaire
III. Les excès
a) « Celui qui ne lit que ce qui lui plaît, je le vois bien seul »
b) Ne lire que des ouvrages réputés.
c) L'intérêt des passages et œuvres secondaires
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