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Søren Kierkegaard – La Maladie à la mort [ Guérir du désespoir ]
Résumé - Philosophie - Auteur : thibele
La Maladie à la mort, plus connu sous le nom de Traité du désespoir est un traité sur la façon dont on sort du désespoir.
Mais ce n’est pas pour autant une lamentation sur la détresse humaine. En effet, Kierkegaard analyse le désespoir comme une maladie existentielle et montre comment se délivrer de cette maladie.
Selon lui, contrairement à la pensée commune, les voies superficielles ne font pas atteindre le bonheur et la souffrance n’est pas purement négative. Au contraire il nous apprend que les plus profonds tourments peuvent féconder l’âme et l’élever à une forme de joie supérieure.
Le livre est composé de deux grandes sections :
1) La maladie à la mort est le désespoir, qui est une exploration du rapport à soi. Il y affirme que la santé et la vie pour l’homme c’est l’espérance.
2) Le désespoir est le péché, qui est une exploration du rapport Dieu. Il y affirme que le désespoir est universel et donc que l’espérance est possible.
Nous traiterons de la première.
Kierkegaard énumère toutes les impasses dans lesquelles les hommes s’engouffrent, et s’interdisant ainsi l’accès au bonheur véritable, qui n’est pas matériel mais plutôt spirituel.
Avant-propos
Le christianisme demande à l’homme d’ « oser devenir entièrement soi-même, un homme individuel, cet homme précis que je suis, seul devant Dieu ».
Il y a là un héroïsme, surtout à l’époque des foules et des masses que Kierkegaard caractérise de modernes. A l’opposé, le « sérieux » du point de vue du christianisme, est le souci de la réalité de la personne. Celui qui ne se souci pas de lui dans sa dimension personnelle est menacé de mort. Mort qui n’est pas biologique car celle-ci est inévitable.
Il dit « La mort est le terme désignant la plus grande misère de l’esprit ». Et donc, en ce sens, le désespoir est la maladie qui mène à la mort. C’est le fait de ne se rapporter qu’à soi-même, d’être en quelque sorte égoïste, qui, dans la clôture sur soi-même, fait mourir l’esprit. Pourtant le désespoir est maladie dont on peu se défaire : celui qui s’avoue son propre désespoir a une chance de s’en sortir.
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