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Les passions, selon Rousseau
Commentaire de document - Philosophie - 3 pages - Format Microsoft Word
Dans ce texte, Rousseau s’oppose aux penseurs et moralistes qui voudraient imposer à l’Homme de se mortifier sous prétexte d’accéder à une pureté intérieure, un état de sainteté ou encore de détachement absolu à l’égard de notre corps. Il faudrait s’attacher à combattre, détruire, nier des passions coupables par opposition à des passions jugées innocentes. Rousseau refuse une telle classification des passions car il les juge moralement neutres. En effet, dit-il, « Il ne dépend pas de nous d’avoir des passions », c'est-à-dire qu’elles sont nécessaires et inévitables. Par suite, dit-il, leurs qualités morales reposent seulement sur le rapport de domination ou de servitude que nous entretenons à leur égard. Plusieurs problèmes se posent donc : Qu’est-ce qui peut justifier une telle classification entre passions permises et passions défendues ou encore passions coupables et passions innocentes ? D’autre part, comment Rousseau peut-il substituer à cette classification une naturalisation des passions qui l’amènent à affirmer qu’elles sont toutes bonnes pourvu que nous sachions les limiter ? Enfin, qu’est-ce qui justifie malgré tout aux yeux de Rousseau qu’il soit nécessaire de limiter leur développement ?
Plan du document :
1) Justification de la classification chrétienne et morale des passions
2) Critique par Rousseau de la condamnation des passions
3) La nature, la raison et la conscience nous imposent de canaliser nos passions
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