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Les psychopathes, psychopathes criminels et les pervers
Exposé - Auteur : vivie8888
Point n’est besoin d’un long discours et de longues références philosophiques et sociologiques pour comprendre que, lorsqu’un individu est confronté chez autrui à une agressivité dont il ne comprend pas les ressorts, il lui est commode de désigner cet Autre comme « fou », s’il emploie le langage le plus ordinaire, ou comme « psychopathe », s’il veut employer un mot d’apparence savante. A certains égards, dans le corpus psychiatrique lui-même, la notion de psychopathe ressemble fort à une sorte de catégorie « fourre-tout », tellement large qu’on peut y faire entrer à peu près tous les types de désordres mentaux. Ainsi peut-on lire de nombreux historiques de la notion qui voit en elle l’héritière des « monomanies » du début du 19ème siècle, prolongées par les « dégénérescences » de Morel puis, en Allemagne, les « personnalités psychopathiques » de Koch, Kraepelin puis Kretchmer au début du 20ème siècle. A ce compte, la notion risque de perdre toute spécificité et de s’entendre à la plupart des troubles mentaux dès lors qu’ils provoquent des troubles du comportement entraînant des transgressions morales et pénales. A force de tout expliquer en général, elle n’expliquera plus rien en particulier.
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