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Le Mauvais Vitrier (Baudelaire)
Commentaire de document - Littérature - 20 pages - Format Microsoft Word
Deux ans après la publication des Fleurs du Mal, Baudelaire évoque le « miracle d’une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience », ce qu’il tentera de mettre en place dans le Spleen de Paris, recueil de petits poème en prose proposant une variation de thèmes et de réflexions psychologiques inspirés par la modernité de la métropole moderne et l’étrangeté de son quotidien. C’est dans cette lignée que s’inscrit ainsi « Le Mauvais Vitrer », dont le texte assez bref, décomposé en paragraphes, propose une définition problématique de l’énergie, renouvelant le topos de la rêverie poétique, en l’illustrant, par une dynamique structurale particulière, de diverses anecdotes impersonnelles et personnelles disposées sous la forme de micro-récits et soutenus de commentaires et de digressions métaphysiques. La moitié du poème est ainsi consacrée à l’épisode de la rencontre entre le narrateur et un vitrier, occasion pour Baudelaire d’esquisser, de façon métatextuelle, une nouvelle poétique, dont le texte se fera justement par lui-même l’illustration en remotivant les catégories du spleen et de l’idéal. On peut dès lors s’interroger : comment ce poème en prose, à travers une esthétique de la modulation et de la variation, mais également de « l’union [discordante] des contraires » (pour reprendre le terme de Suzanne Bernard) se propose-il de mettre en place une forme inédite capable de résoudre les tensions inhérentes à la vie moderne dans la conciliation de l’éternel et du transitoire trivial ?
Plan du document :
1) Une organisation dynamique du poème en prose : unité et disparité
2) Une variété des registres au service du discours métapoétique de l’auteur sur la modernité définissant son nouvel art poétique entre prosaïsation et poétisation
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