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Explication de texte : Descartes, Lettre ŕ Elisabeth
Commentaire de document - Philosophie - Auteur : sanguinolente
Faut-il exalter les passions ou au contraire les éradiquer ?
Descartes s’interroge ici sur un problème humainement, moralement et philosophiquement important. Pour répondre à cette question, il aborde une multitude de sujets voisins comme l’excès, le désir, le bien et le mal, le devoir et la morale. Il essaye de montrer que toutes les passions ne sont pas condamnables mais au contraire que certaines doivent être exaltées et magnifiées. De quelles sortes sont ces passions ? Celles dont les aspirations et désirs ne tendent qu’au bien, désirs qui selon Descartes sont « d’autant meilleurs qu’ils sont plus grands ». Faut il supprimer la passion ? Brûler les passionnés ? Ou peut elle être le moyen de canaliser les élans naturels de l’homme vers le Bien? En trois moments, Descartes expose et argumente sa thèse. Le premier moment qui va des lignes 1 à 9 traite de la difficulté de remédier aux excès des passions, excès qui sont souvent source de problèmes. Ce premier moment nous interpelle : dans quelle mesure une passion provoque-t-elle des excès ? La passion est elle donc toujours source de problèmes ? Le deuxième moment qui va des lignes 9 à 12 classifie les types de passions, sépare l’excessif du nécessaire et donc légitimise et promouvoit certaines passions : c’est l’exposition de la thèse de l’auteur. Enfin le troisième moment, allant des lignes 12 à 17 vient limiter et compléter la thèse de l’auteur : certaines passions doivent être encouragées, certes, mais l’expérience montre que la plupart du temps le sens du devoir agit plus en faveur du bien que les passions. Les enjeux de ce texte sont multiples et concernent en particulier la morale religieuse, mais aussi certaines philosophies telles que le stoïcisme.
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