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Les Très Riches Heures du Duc de Berry
Exposé - Histoire Médiévale - 13 pages - Format Microsoft Word
La réalisation des Très Riches Heures du Duc de Berry fut confiée aux frères Limbourg entre 1410 et 1416. Leurs enluminures occupent une place capitale dans l’histoire de la peinture européenne. A la mort du Duc, les enluminures ne sont toujours pas achevées. Le manuscrit des frères Limbourg ne reparaît qu’en 1485 dans les mains du Duc de Savoie, par héritage. Ces représentations ne constituent qu’une partie des Très Riches Heures. Ils sont un recueil de prières offrant aux laïcs un équivalent du bréviaire des ecclésiastiques. Ils constituent des livres de prières utilisés par les laïcs, contenant les prières et les méditations adaptées aux diverses heures de la journée et aux divers jours de la semaine, aux mois ou à la saison. Ici, il s’agit d’un faux livre d’heures réalisé dans le but de le placer dans la librairie du Duc de Berry (1340-1416), frère de Charles V, lieutenant du roi en Languedoc. Il possédait une belle bibliothèque de plus de 150 manuscrits et de nombreux châteaux. Il glorifie et met en scène Jean en tant que dieu. Il émane des milieux de la haute noblesse, essentiellement princière.
Nous sommes dans un contexte de mécénat de cour. Les livres d’heures commencent généralement par un calendrier. Pour étudier la répartition annuelle du travail agricole, réglée sur le rythme des saisons, l’historien dispose d’une source iconographique précieuse. Dès le XIIè siècle, le calendrier apparaît comme un thème récurrent de l’iconographie sculptée et peinte des églises. En France, on distingue environ 80 ensembles monumentaux pour les XIIè-XIIIè siècles. Aux XIVè-XVè siècles, ce thème iconographique abandonne le caractère monumental pour se fixer dans les manuscrits. Nous avons affaire à un ensemble de documents composés de 12 parties. Chacune des miniatures mesurent 21x29 cm. Il s’agit de peintures sur parchemin. Le cycle annuel se déroule selon une suite immuable de douze médaillons figurant chaque mois de l’année. Ces scènes de genre évoquent le rythme des activités saisonnières fondamentales de la vie rurale. Ainsi, nous pouvons nous interroger sur la valeur documentaire d’une telle représentation
Plan du document :
I. Une représentation qui ne déroge pas à la tradition
1. La vie paysanne, une vie de labeur
2. Les loisirs des nobles et de la Haute aristocratie ou les fastes princiers
II. Des représentations renouvelées dans un souci de réalisme
1. Au niveau des paysans
2. Du côté de la haute aristocratie
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