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Sincérité et immédiateté en art
Dissertation - Littérature - 7 pages - Format Microsoft Word
Saint-John Perse décrit à un ami le non-sens d’une sincérité immédiate : “Ce que je crois, [c’est] que la sincérité, en art, n’a jamais droit à l’immédiat; qu’elle ne peut affluer qu’involontaire, par transparence, ou même négativement; que l’ “essentiel”, là, ne peut jamais, sans ruser, devenir à lui-même l’objet. L’essentiel ne se dit pas, et bien plus, n’a jamais désiré se dire.” Or, l’art ne dispose que du paraître pour transmettre l’essentiel. “On ne peut à la fois être sincère et le paraître”, affirme Gide dans L’immoraliste. La recherche d’une sincérité immédiate est-elle alors une tâche vaine ? L’immédiateté de la sincérité permettrait de faire coïncider être et paraître, et ainsi d’atteindre et de faire atteindre l’essentiel. Mais l’art ne peut-il emprunter d’autres voies pour faire jaillir “l’essentiel” ?
Plan du document :
I. Les tentatives d’adéquation directe vouées à l’échec
II. L’essentiel existe dans cet espace d’ajustement entre la sincérité et l’immédiateté
III. Cet espace est investi par le lecteur; une sincérité immédiate n’est pas nécessaire pour transmettre l’essentiel
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