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Crépuscule du soir (Baudelaire) et Croquis Parisien (Verlaine)
Commentaire de document - Littérature - 22 pages - Format Microsoft Word
Au milieu du XIXème siècle, sous l’impulsion économique et technique du pays, la configuration urbaine et les formes d’existences qui s’y rattachent connaissent un bouleversement sans précédent. Le jeune Verlaine, et son aîné Baudelaire, d’une vingtaine d’années plus âgé, assistent alors à cette métamorphose urbaine singulière qui s’offrent à eux comme une nouvelle source d’inspiration poétique particulièrement féconde, et d’autant plus inédite qu’elle n’a été que rarement exploitée par leurs prédécesseurs. Baudelaire sera ainsi le premier véritable poète à ériger la ville au statut d’œuvre d’art avec son recueil si controversé des Fleurs du Mal, dans lequel il insérera, lors de sa deuxième édition en 1861, une section intitulée « Tableaux Parisiens ». Ce titre rattache en effet d’emblée la poésie urbaine à l’art pictural, suivant le principe de l’ « ut pictura poesis » que Verlaine reprendra d’ailleurs à son compte pour composer 5 ans plus tard, dans ses Poèmes Saturniens, un « Croquis parisien » sur le modèle du "Crépuscule du soir" de son émule. La ville, chez ces deux poètes, devient ainsi l’objet d’un traitement pictural bien précis s’attachant à renouveler la tradition de la transposition d’art qu’est l’ekphrasis, en la déclinant distinctivement autour du motif urbain.
Plan du document :
I. Une innovation artistique dans la représentation picurale s’inscrivant respectivement dans une volonté de prise de distance par rapport à la poésie de l'époque et dans une démarche néoromantique.
II. Un regard critique implicite sur la nébuleuse parnassienne et la théorie de l'Art pour l'Art à travers le traitement varié et parfois ambigu de la ville, comme espace de la modernité figurative, esthétique et créationnelle, et emblématique de la crise du sujet lyrique des temps modernes
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