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Lettres d'une péruvienne par Madame de Graffigny (XXXV)
Commentaire de document - Littérature - 10 pages - Format Microsoft Word
Décidant de republier les Lettres d’une Péruvienne en 1752, Mme de Graffigny choisit de rajouter dans la deuxième édition la Lettre XXXIV, critique virulente des mœurs de la noblesse au XVIIIème. Ce choix n’est évidemment pas anodin puisqu’il s’inscrit dans le système cohérent du roman épistolaire et, pour le comprendre, il est donc nécessaire de se pencher sur la lettre avec laquelle il paraît logiquement se trouver en interrelation, à savoir, la lettre XXXV. Dans cette dernière, Zilia, jeune péruvienne expatriée en France, raconte à son amant Aza une journée passée à la campagne avec ses nouveaux amis. Sur le mode lyrique et apologétique, l'héroïne s’attèle ici, non plus directement à la dénonciation de la société française pervertie, mais à la description d’un lieu idéal dans lequel semble régner un bonheur parfait. On peut dès lors s’interroger : quelle conception du bonheur utopique Mme de Graffigny nous livre-t-elle dans cette lettre, au demeurant exemplaire de la problématique rousseauiste des Lumières sur "l'état de nature" ?
Plan du document :
I. L'évocation d'un univers pastoral idyllique, symbole d'une harmonie immanente et transcendante
II. Un système de valeurs et d'idéaux construit comme le reflet inversé de celui régissant la société de l'époque
III. Les limites de ce bonheur utopique dans son rapport à la réalité
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