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Les passions, selon Helvétius
Dissertation - Littérature - 4 pages - Format Microsoft Word
"Les passions sont, dans le moral, ce que, dans le physique, est le mouvement; il crée, anéantit, conserve, anime tout, et sans lui tout est mort : ce sont elles qui vivifient le monde moral. (...) C'est donc aux passions fortes qu'on doit l'invention et les merveilles des arts : elles doivent donc être regardées comme le germe productif de l'esprit, et le ressort puissant qui porte les hommes aux grandes actions". (Helvétius, De l'Esprit, "De la puissance des passions", 1758).
Vous commenterez, illustrerez et discuterez ces propos en vous appuyant sur les Sonnets de Louise Labé, Bérénice de Jean Racine, les Lettres de la Religieuse Portugaise de Guilleragues, et le Discours sur le Bonheur de Madame du Châtelet.
"De la puissance des passions", tel est le titre du chapitre de cet extrait, titre déjà bien évocateur de la pensée d'Helvétius, homme de lettres et philosophe du XVIIIeme siècle : en effet, dans le passage qui nous intéresse, Helvétius explique la raison de cette puissance, et ses effets -bénéfiques- sur la société, et l'homme aussi. Mais ce thème n 'est pas nouveau. L'idée de cette puissance de la passion, "surhumaine au sens propre comme figuré, était déjà illustrée par de nombreux auteurs : Louise Labé au XVIeme siècle dans ses Sonnets (publiés en 1555), Jean Racine dans la pièce tragique Bérénice (1670), le comte de Guilleragues avec ses Lettres de la Religieuse Portugaise, ou encore Émilie du Châtelet dans le Discours sur le bonheur. Mais qu'engendrent les passions ? Quelles en sont les conséquences ? La passion est-elle, au final, un bien ou un mal ?
Plan du document :
I. La passion créatrice
II. La passion dévastatrice
III. La passion : un élément essentiel pour vivre, et non pour seulement exister
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