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Peut-on parler d’un pouvoir des faibles ?
Dissertation - Philosophie - 8 pages - Format Microsoft Word
La quête du pouvoir... Une finalité bien peu noble pour les philosophes de tout temps. Pourtant, lorsque nous ne cherchons pas à acquérir un pouvoir supérieur, nous voulons appuyer le pouvoir que nous avons — ou croyons avoir — déjà. Car, comme le soulignait déjà Kierkegaard en 1846 dans Post-Scriptum, "Nous pouvons tous quelque chose, et le roi sourit du pouvoir du ministre, et le ministre, du pouvoir du journaliste, et le journaliste, du pouvoir de l'agent, et celui-ci, du pouvoir de la domestique, et celle-ci de la femme du samedi et le dimanche ... nous entendons le prêtre nous dire que nous ne pouvons rien... Nous prenons chacun notre place suivant notre pouvoir dans la société." Cependant sur qui le dernier “maillon” de la société peut-il exercer son pouvoir ? Selon l’opinion commune, le pouvoir est attribué aux forts sur les faibles. Pourtant, il n’est pas rare d’entendre parler de manière dédaigneuse du pouvoir des faibles dont se sert un tel, en agissant de manière fourbe. Ou au contraire, de manière élogieuse du pouvoir acquis par quelque foule soulevée contre le pouvoir public en place. Il semblerait que l’oxymore “pouvoir des faibles” ait un sens dans l’idéologie commune, un sens que le philosophe se doit d’éclaircir : comment les faibles pourraient-ils prétendre au pouvoir ? De quel type, comment serait ce pouvoir, que son étude peut-elle nous apprendre ?
Plan du document :
1. Les faibles auraient-ils leur mot à dire ?
2. Nature plus précise de ce pouvoir
3. Le pouvoir rend faible
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