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Le roman qui affirme, le roman qui interroge
Dissertation - Littérature - Auteur : ritadn
Dans l’Homme précaire de la littérature, André Malraux énonce ce qu’il pense constituer l’intérêt,
voire le sublime d’un roman réussi : « Bien que chaque paragraphe d’un roman affirme, tout grand
roman interroge. » La grandeur d’un roman semble être contenue dans cette capacité à formuler une
question fondamentale, tout en taisant la réponse, et ceci même lorsque le récit affirme ligne après
ligne. Paradoxalement, c’est à cette incertitude et à ce doute, inhérents à l’interrogation, que semble
tenir le sens d’un grand roman. L’homme contemporain n’est plus « l’homme des grandes religions », et
le sens qu’il donne à la vie, jadis dogmatique, est plus que jamais insaisissable. C’est cette réalité qui
transparaît dans la grande littérature, de Don Quichotte à la Comédie humaine, peut-être même jusqu’à
l’Espoir. Le discours d’un grand roman est tout sauf assertif, contrairement à ce que l’on pourrait
trouver dans le discours théâtral, polarisé par l’action, et plus encore dans un sous-genre romanesque tel
que le roman policier. Comment expliquer cette place particulière du Roman dans la recherche du sens,
puisque justement sa spécificité est de taire, non de révéler ?
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