|
Les 14 points du président Wilson
Exposé - Histoire Moderne - Auteur : corinneors
Ce texte est un discours politique écrit le 8 janvier 1918 par le président démocrate Thomas Woodrom Wilson, proclamé au Sénat des États-Unis. Cet homme politique américain issu d’une famille d’origine irlandaise, né le 28 décembre 1856 à Staunton en Virginie. Il est le fils d’un ministre presbytérien. Etudiant en droit, il devient avocat avant de reprendre des études d’histoire et de science politique. Il soutient une thèse de science politique dans laquelle il prône un plus grand pouvoir de l’exécutif au sein du gouvernement central. Cette thèse a eu une forte influence dans l’enseignement des sciences politiques. Influencé par des théoriciens britanniques comme Edmond Burke, Wilson est un libéral nostalgique de la pureté démocratique des premières années de la république. Il devient professeur d’histoire et de science politique à l’université de Princeton, mais souhaite surtout s’engager en politique.
En 1902, il devient président de l’université de Princeton et se lance dans une vaste réforme du système d’enseignement.
Il est contacté en 1910 par le Parti démocrate et présenté comme candidat au poste de gouverneur de l’État du New-Jersey. Il est élu et un an plus tard il entreprend une réforme les lois électorales, de désignation des candidats par des élections primaires directes, en vue d’empêcher les machinations politiques. Rapidement remarqué par les chefs du parti au niveau national et il est désigné candidat du Parti démocrate en 1912. Son co-listier est un gouverneur de l’Indiana dont la notoriété est mais liée à cette remarque : « la seule chose dont ce pays a besoin, c’est d’un bon cigare à 5 cents».
Sa campagne électorale est basée sur l’élimination des conglomérats industriels, la création d’un impôt fédéral sur le revenu et des élections sénatoriales au suffrage universel. Il s’oppose ainsi à Theodore Roosevelt, partisan d’un pouvoir présidentiel fort, garant des libertés, alors qu’il défend la concurrence comme facteur d’équilibre.
L’élection présidentielle de 1912 est une vraie triangulaire entre le candidat du Parti démocrate, le président sortant et candidat du Parti républicain et enfin Theodore Roosevelt qui fonde son propre Parti progressiste quand il ne peut obtenir la nomination du Parti républicain. Woodrow Wilson est élu grâce à la division au sein du Parti républicain ; le total des votes de Taft et de Roosevelt est en effet supérieur à celui obtenu par Wilson. En 1912 président des États-Unis applique le programme réformiste et anti-trust de sa campagne.
Réélu en 1916, il engage son pays dans première Guerre mondiale aux côtés des alliés en 1917. C’est un retournement de situation puisqu’il avait proclamé dans son discours de campagne « nous ne sommes pas en guerre grâce à moi ». En janvier 1918, la guerre a débuté depuis trois ans. Les alliés et les empires centraux restent sur leur position. Cependant, la lassitude est grande des deux côtés. En avril 1917, les Américains qui étaient entrés en guerre aux côtés des alliés tandis que les Russes se retirent du conflit. Un grand nombre de désertion et de morts sont constatées.
La préparation de la nouvelle Conférence de la Paix repose sur des idées nouvelles de relations internationales fondées sur le droit. Le 8 janvier 1918, il prononce un discours au Congrès présentant « quatorze points» pour l’obtention de la paix. Certains points servent de base au traité de Versailles de 1919. Ses principes peuvent être résumés en trois mots : autodétermination des peuples, liberté et paix. Il s’efforce d’appliquer en Europe un système de sécurité collective. Il s’est largement inspiré des idées de Staline, commissaire des nationalistes en novembre 1917. En effet, ce dernier avait déjà proclamé le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et d’être indépendant. « The world must be made safe for democracy » (La paix dans le monde pour l'établissement de la démocratie) réclame la création d’une League of Nation (SDN).
|