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Cinéma, une vision de l’histoire (Marc Ferro, 2003)
Fiche de lecture - Histoire - 4 pages - Format Microsoft Word
Illustré de cent cinquante photographies et citant plus de trois cents films, ce livre invite à réfléchir sur la représentation du passé, du présent et de l'avenir au cinéma. Média aujourd’hui dominant, ce dernier s’est progressivement substitué aux autres manifestations que suscite l’analyse du passé. Pourtant, ce rôle ne lui semblait pas destiné, tant les élites dénigrèrent le cinématographe à ses débuts : un film ne « déformait pas la réalité » et donc, à l’instar de la photographie, ne pouvait être une œuvre d’art. Sa légitimation se fait par étape et la première est de nature politique : certains dirigeants soviétiques prennent conscience de l’impact du cinéma et lui attribue une mission éducatrice. Les chefs d’œuvre qui s’en suivent, qu’ils soient d’Eisenstein ou de Fritz Lang, lui permettent de s’imposer encore plus facilement. Puis, avec l’avènement du parlant, les écrivains prennent désormais part à l’entreprise cinématographique et amorcent la légitimation esthétique du « septième art ». Enfin, lorsque les cinéastes remplacent les écrivains sur le terrain des idées et que les héros politiques se trouvent dans les salles et non plus dans les livres, le cinéma peut prendre toute son ampleur et exprimer sa vision de l’histoire.
Plan du document :
1. Le cinéma peut prendre la relève des formes écrites
2. La question de la forme adoptée par le cinéma lorsqu’il traite de faits historiques
3. La question du rapport au passé et du réalisme est récurrente
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